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Don Diego a eu la chance de pouvoir s’entretenir avec José Luis, ce génial personnage à la tête, avec Laura, de la Bodega Casa Rojo. Une approche rafraichissante de la viticulture. 

Don Diego : Bonjour José Luis, raconte nous un peu, qui es tu ? D’où venez vous toi et Laura ?
José Luis : Nous sommes un couple marié au monde du vin. Depuis tout petit j’ai été très marqué par le fait que mon père considérait le vin comme le centre de la table, le centre du repas. Plus tard, j’ai eu l’opportunité de travailler dans l’univers du vin et je ne l’ai plus jamais quitté. Laura est originaire de Murcie et nous nous sommes rencontrés au Japon. Par amour (pour moi et le vin) elle a tout quitté et a rejoint le projet avec moi, un projet qui aujourd’hui ne serait pas possible sans elle.

DD : Ton premier souvenir de dégustation de vin ? Ta première émotion gustative ?
JL : Très jeune, j’ai ouvert une bouteille de Rioja que mon père avait à la maison avec des amis. Ma première réaction fut celle de me dire « mon Dieu qu’est ce que j’ai fait ! ». Laura a dégusté avec moi sur la place d’une petite ville de La Mancha, les vins que j’ai élaborés peu de temps après notre rencontre. Je pense qu’elle n’a pas aimé ça, mais comme elle voulait m’impressionner, elle a fait semblant d’apprécier ! 🙂

DD Explique-nous un peu les caractéristiques de la région de Murcie et plus précisément du Valle de la Raja en termes de sol et de climat…
JL : Elles sont très particulières. Tout est marqué par le caractère méditerranéen puisque nous sommes à 60 km en ligne droite de la mer, apportant de la brise marine à El Valle. Les sols sont façonnés par l’érosion de l’eau qui, lorsqu’elle tombe, le fait de manière violente, formant des « Rajas » (rigoles) qui déposent différents sols érodés. Les sols en deviennent très pauvres puisque les nutriments finissent par se disperser et le terrain est très calcaire. Ces sols stressent grandement la plante et la conduisent à lutter pour survivre. L’altitude où nous sommes, environ 500-600 mètres en moyenne, fait baisser considérablement les températures la nuit par rapport au jour, et aide le reste du pied de vigne à accomplir son cycle de vie.

DD : Il y a plusieurs références au Japon dans ton travail, comment cela se fait il ?
JL :  Comme je le disais, c’est au Japon que nous nous sommes rencontrés avec Laura et c’est pourquoi notre premier vin de Murcie, Minami, est un hommage à ces années de projets et de rêves à Tokyo.

DD : Quel est ton prochain projet?
JL : Un nouveau domaine dans la Ribera del Duero dans laquelle nous ferons un grand vin blanc à partir d’Albillo Mayor, le cépage blanc de la région.

DD : Outre les vins de Casa Rojo, quels sont tes vins préférés ou tes appellations de prédilection ?
JL : La DO Ribera del Duero et la IGP Tierra de Murcia, sans aucun doute. 

DD : Le vin est forcément lié à la gastronomie, quel est ton plat coup de coeur ?
JL : Pour moi, un bon steak tartare et Laura a un faible pour les pâtes.

DD : Un mot pour les nombreux aficionados en France qui ont aimé tes vins et en particulier MachoMan ?
JL : MachoMan Monastrell (MMM) est un vin très particulier avec beaucoup de personnalité. Le monastrell est un cépage très doux et dans le cas de MMM, nous avons la chance qu’il soit parfumé par les pieds de romarin et les eucalyptus que la région nous offre, des parfums qui lui donnent cette fraîcheur et cette élégance uniques qu’on ne trouve pas dans un autre Monastrell dans la région. Je ne veux offenser personne mais je vous le dis et vous l’annonce : le meilleur reste à venir. MMM sera le meilleur vin d’Espagne dans quelques années…

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